Réalisation de films institutionnels, publicitaires et vidéos-clips

Deux productions Baxter & Rojos United sur le dernier maxi du groupe YéYé radical basque The Sparteens

diskoa-muntatuaTout commença avec un crayon et un papier, comme pour toute bonne vieille chanson qui se respecte. Mais dans ce cas précis il ne s'agissait pas de poser de nerveuses notes musicales sur une portée, mais plutôt de dessiner des personnages, des décors, des situations. Bref, d'esquisser un story-board. C'est ainsi qu'apparurent ces « Bi doberman beltz», comme un hymne à la frustration devenant ce long cri libérateur projetant des dobermans sonores qui «cherchent et détruisent » (tout). Il faut dire qu'après avoir été initiée au monde de la production audiovisuelle avec des chef-d'oeuvres comme «Digging The Grave» ou encore «Eustakioren bertso batzuk», la charmante meneuse du groupe The Sparteens, Maribel de Iriarte, décida de donner vie à cette composition en débutant par la fin : son expression visuelle.

Avec ce disque, les Sparteens restèrent fidèles à la tendance éditoriale de l'époque en s'accrochant au format single: le format de la fraîcheur et de l'instantanéité. Mais ils ne pouvaient pour autant manquer l'occasion d'exhumer deux petites perles de cette époque. D'abord avec le célèbre «Bagare», œuvre majeure du répertoire basque, composée sur commande à l'occasion de la campagne «Araban Euskeraz» de 1962. Puis le légendaire et succulent doo-woop a capella, «Eustakioren bertso batzuk», bien plus grave, voire sollennel, écrit à l'apogée du franquisme espagnol pour une compilation de lettres à des prisonniers basques dispersés, rappelant que les Sparteens surent en leur temps s'intéresser à des sujets tristes et complexes, à une époque où des enfants mouraient dans le monde pour diverses raisons.

C'est ainsi qu'en moins de temps qu'il n'en fallut à Maribel de Iriarte pour être sacrée « nouvelle nouvelle voix du Pays Basque », ce « single » tant attendu devint un « maxi » dont le contenu passait d'une seule chanson à trois. Un titre de Maxi certes pas usurpé, car les progrès techniques ont permis d'y glisser deux « vidéos clips », genres de Scopitones très prisés des jeunes. Une façon pour les Sparteens de rester cohérents, puisqu'au commencement était l'image.